Amanda Mair, de maints talents
29 décembre 2011
N’allez surtout pas sous-estimer le pouvoir des enfants. La carrière musicale de la jeune et déjà très talentueuse Amanda Mair ne se limite peut-être qu’à deux titres (singles), mais sa percée s’affiche déjà comme fulgurante, et on compte désormais sur elle, à l’avenir, et sur son aplomb naturel, pour nous apporter une bouffée d’air frais, mais aussi la dose nécessaire pouvant réanimer un univers musical (la pop suédoise – d’expression anglaise -, en l’occurrence) qui a, en ce moment, grand besoin d’une bonne réinjection d’énergie.
Regardez-la, ces yeux profonds, écarquillés, et ce sourire qui laisse entrevoir ses dents écartées, on aurait presque envie de la confondre avec Anna Paquin, l’actrice néo-zélandaise. Malgré cette troublante ressemblance, la Suédoise reste déterminée à prouver qu’elle est bien plus qu’un joli minois, un de ceux dont la pop suédoise compte tant…
À tout juste 16 ans, Amanda Mair peut certainement être considérée comme la dernière trouvaille de l’illustre label suédois “Labrador”, chez qui elle a signé, mais ce serait omettre que sa page MySpace et le bouche à oreille ont beaucoup contribué à sceller cette entame de carrière. Pour l’heure, elle est encore entourée, choyée, protégée par une grosse équipe, la production grandiloquente derrière laquelle se cache le fameux label de Stockholm (qui peut se vanter d’avoir fait signer Acid House Kings, Club 8, Pelle Carlsberg et tant d’autres). Cela dit, ne nous y méprenons pas car, en dépit de ce semblant de protection, sa voix douce la hisse bien au-delà de l’image que nous renvoient son âge et son enthousiasme juvénile.
“House” et “Doubt“. Deux titres seulement à son actif, certes, dont une ballade au piano doucement filée, mais Amanda a mis la barre très haut, grâce à des mélodies lumineuses, une voix claire, captivante et teintée de tristesse prompte à nous prendre en pâmoison. Une voix que l’on compare déjà à celle d’Ellie Goulding ou d’Amy Diamond, quoique la référence à Norah Jones semble plus éloquente, d’autant que la jeune américaine figure au nombre de ses influences les plus marquantes. Aussi serait-il très intéressant de surveiller comment Amanda Mair parviendra à faire éclore ses multiples talents d’auteur-compositeur-interprète dans un proche avenir – un peu à l’image de celui-là même dont elle semble le tenant féminin, je veux parler ici de son compatriote Ulrik Munther, qui n’a fait que confirmer son talent depuis qu’il est apparu sur la scène musicale suédoise. Écoutez “House”, qui s’ouvre comme une ballade au piano, c’est le premier single extrait de son premier album, à venir, début 2012. Bonne chance à elle…


